Avenue du 19 Mars 1962

De Entre plaine et volcans
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Avenue du 19 Mars 1962

19 mars 1962 : Les accords d’Évian sont le résultat de négociations entre les représentants du Gouvernement de la République française et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) pour mettre fin à la guerre d'Algérie. Ces accords, secrètement négociés les semaines précédentes aux Rousses près de la frontière suisse, sont signés le 18 mars 1962 à l'hôtel du parc, à Évian-les-Bains (en Haute-Savoie, France) et se traduisent dans l'immédiat par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain à midi. Ils sont ratifiés, côté français, par le référendum du 8 avril 1962 organisé en France métropolitaine (mais pas en Algérie), donnant au gouvernement par 91 % des votes les pleins pouvoirs pour appliquer les accords, et côté algérien, par le référendum d'autodétermination du 1er juillet 1962. Ces accords mettent fin officiellement à sept années et cinq mois de guerre, ayant opposé environ 130 000 combattants algériens à 400 000 combattants français et ayant causé la mort de 250 000 à 400 000 Algériens (jusqu'à un million et demi selon l'État algérien), 28 500 soldats français, 30 000 à 90 000 harkis, 4 000 à 6 000 civils européens (ainsi qu'environ 65 000 blessés). La signature des accords d'Évian, que l'historien Guy Pervillé désigne comme une « utopie juridique », marque le début du processus de sortie de guerre : arrêt des hostilités entre les autorités officielles des deux pays (Ve République française et GPRA), mais, dans « le no man's land chronologique de la transition, entre le cessez-le-feu et le référendum », départ massif des Français d'Algérie et poursuite des violences plusieurs mois sur le terrain par d'autres acteurs8, principalement l'OAS9, qui voulait saboter les accords ou pratiquer la politique de la « terre brûlée » pour rendre l'Algérie à son état de 1830, ainsi que certains groupes armés algériens (du banditisme ou issus de l'ALN, notamment les « marsiens ») contre une partie des pieds-noirs et des harkis, en réaction à l'OAS (réactions qui dépassent « par leur ampleur le stade des représailles »). Après l'indépendance, ce fut le tour d'une guerre civile algérienne qui se termina en septembre 1963.

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