1er Juin 1940

De Entre plaine et volcans
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Les Lithinées du Docteur Gustin
  • Ainsi parlait Edouard Vaillant Editorial d'Alexandre Varenne dans La Montagne du jour - La bataille qui s'achève devant Dunkerque après trois semaines d'effroyables combats, place la France et ses alliés en présence d'une situation nouvelle qu'il faut avoir la franchise de définir et le courage d'affronter. Pendant huit mois nous avons pu croire que la guerre allait garder l'allure ralentie et économe du début. Il semblait que l'Allemagne hésita engager la bataille, comptant sur notre lassitude ou nos divisions. En réalité, elle préparait l'attaque furieuse qu'elle a déclenchée à l'aube. Il lui fallait une issue rapide. Elle l'a cherchée. Elle ne la cherchera en vain… Et quant à la négociation qu'on voudrait nous amener à ouvrir en vue d'une paix de désastre à l'heure où la carte de la guerre est à l'avantage de l'adversaire, nous ferons la réponse que j'entendis de la bouche du vieux révolutionnaire Édouard Vaillant, il y a 25 ans. En 30 matins à la réunion quotidienne du groupe socialiste, il se trouva devant un orateur qui, anticipant sur les événements, développait un programme de reconstruction pour le renouveau de la paix. Et Édouard Vaillant d'arrêter net la conférence : « qui a parlé de la paix ici ? ». À quelque temps de là, lors d'une autre réunion de parti où j'avais été chargé de traduire dans une déclaration solennelle la volonté française de résistance à l'agression, le même Vaillant, penchée sur mon texte, me faisait cette recommandation : « Ajouter que la république ne traite pas avec l'ennemi qui occupe son territoire. » Les alliés ne traiteront en effet que quand l'Allemagne hitlérienne, épuisés ou écrasés, sera forcé de demander grâce, comme il est arrivé à l'Allemagne du Kaiser. – Question de vie ou de mort, alors ? – Vous l'avez dit. (LM)
  • Aurillac : Le docteur Maertens est arrêté. Par ordre du ministère de l'Intérieur, la Sûreté nationale a arrêté et envoyé dans un camp de concentration, le docteur Mertens l'activiste flamingant bien connu, qui avait été condamné à mort pour intelligence avec l'ennemi au cours de la dernière guerre qui a été ensuite gracié. Il a été trouvé porteur d'une somme d'environ 1 million de francs en pièces d'or, qui a été confisqué et mis en dépôt à la banque de France. (LM)
  • Saint-Éloy-les-Mines : Un mineur est tué par un éboulement. – Vers quatre heures du matin, un éboulement s'est produit dans un chantier des vieux travaux, section Nord des Houillères du Centre, ensevelissant et tuant sur le coup, l'ouvrier polonais Wasly Burak, 47 ans, demeurant aux Rinchauds. (LM)
  • Puy-de-Dôme : Pour les réfugiés. – Les courriers des évacués. 5 millions de lettres à destination des personnes évacuées sont centralisés à Paris. Évacués, faites-vous connaître au bureau de poste de votre nouvelle résidence. – Informer de votre situation vos parents aux armées. Le commandement demande que les personnes évacuées informent plus tôt possible de leur situation les militaires parents ou amis qui sont actuellement aux armées. – Les bureaux de renseignements Les réfugiés peuvent se présenter, munis de leur pièce d'identité à La Bourboule (mairie) tous les jours ouvrables, (sauf le samedi) de 10 heures à midi. Au Mont-Dore, (mairie) les lundi, mercredi et vendredi de 15 heures à 18 heures. Un organisme identique est en voie de constitution à Clermont-Ferrand et fonctionnera incessamment. (LM)
  • Haute-Loire : SNCF. – Trains supprimés. La SNCF informe le public en raison des circonstances, elle est dans l'obligation de supprimer des maintenant et jusqu'à nouvel avis, les trains suivants : train 484. Le Puy, départ 6 heures. Langeac, arrivée, 8h17. Train 487. Langeac, départ 17h. Le Puy, arrivée, 19h56. Pour tout renseignement complémentaire adressez-vous aux gares. (LM)
  • Clermont-Ferrand : Au tribunal militaire. – Propos subversifs. – Julien Pagès, 44 ans, mineur à Charbonnier, a tenu des propos subversifs dans le bureau du chef de chantier. C'est un ancien communiste. Il est condamné à trois ans de prison avec sursis, les meilleurs renseignements étant par ailleurs fournis sur son compte. Défenseur :M. Soullez. – Coups et blessures. – Antoine Colombet, 46 ans ; Pierre Rigoulon, 35 ans ; Marcel Duchamp, 33 ans, tous trois affectés spéciaux à Saint-Étienne, sont accusés d'avoir porté des coups un adversaire, à sa femme et à leurs fillettes à la suite d'une discussion. Les deux premiers sont condamnés à 25 Fr. d'amende, le troisièmes 50 Fr. Défenseur : Me Jay et Anglade. – Abandon de travail. – Robert André, 19 ans, de Vichy, requis civil à Cusset, n'a pas travaillé pendant une journée pour aller passer un examen d'aviation. Ce délit étend effectif il est condamné à 25 Fr. d'amende. Défenseur : Me Suzanne Comte. – Refus de travail. – Louis Lacroix, affecté spécial aux Gravanches, faisait la greffe perlée et engager ses compagnons à l'imiter. Il est condamné à un an de prison. Défenseur :Me Robin. (LM)
  • Moulins : Hommage des Belges aux morts de la guerre de 1914 1918. – Jeudi 30 mai, un groupe de Belges s'est rendu au Monument aux Morts de la Place de la République. Après avoir déposé une magnifique gerbe de fleurs et observer une minute de recueillement, le groupe s'est disloqué. Il était conduit par Monsieur Fourtain, consul de Belgique, accompagné de Monsieur Van Hol, gouverneur provincial du Hainaut, Monsieur le général Cornil, Monsieur le sénateur Jauniaux ; Messieurs E Cornez, président du conseil provincial du Hainaut, député permanent ; A. André et R. de Coornan, député permanent et Bure, greffier du gouvernement provincial. (LM)
  • Montluçon : Tribunal correctionnel. Entre beaux-frères – Le 10 mai, Raymond Jeannard, 29 ans ouvriers d'usine à Signevarines, commune de Commentry, rencontrait son beau-frère, Jules Gay, 19 ans, Rue Voltaire, avec lequel il craqua. Après avoir trinqué, ils se livrèrent bataille et Gay ayant reçu un coup de bêche alla chercher son fusil avec lequel il mis son antagoniste en dessous. Madame Jeannard, se jetait sur son frère et réussissait à l'empêcher de tirer. Les deux beaux-frères comparaissaient pour couvrir réciproque et Jules Gay, après défense de Me Mallard, et condamné à deux mois de prison et son beau-frère avis jour de la même peine. – Jugements. – Pour vol, Jacques Labernica est condamné à deux mois de prison par défaut. – Madame Midon, de Marcillat, et condamné à 160 Fr. d'amende après défense de Me Giraud, pour avoir écrit mais semblait plus que de raison. (LM)
  • Vichy : Le feu. – Un commencement d'incendie qui a causé des dégâts importants s'est déclaré vendredi à 12h30 à l'Hôtel d'Alsace-Lorraine, Place de l'Hôtel-des-Postes, dans un réduit où était entreposée de la lingerie. Les pompiers ont dû intervenir. – Grand prix Robert Vidal. – En raison des circonstances, le « Grand prix Robert Vidal » qui devaient secourir le dimanche 2 juin a été reporté. (LM)


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 (LM)