17 Mai 1941

De Entre plaine et volcans
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  • . Le Conseil National a terminé la délimitation des futures provinces françaises. – La commission du conseil national chargé de l'étude des régions, a terminé la partie de ces travaux relatifs à la délimitation des futures provinces françaises. Au cours des séances des 15 et 16 mai ont été successivement fixées des limites de la Normandie, de la Bourgogne et des régions de l'Est. La commission a entendu d'autres par Monsieur Achard, secrétaire d'État au Ravitaillement, qui a fait un exposé sur l'organisation du ravitaillement de la région parisienne, ainsi que Monsieur Lehideux, délégué général de l'équipement national sur le projet d'aménagement du « Grand Paris ». Au terme de ces travaux la commission a procédé à un examen sommaire des principes d'organisation interne des régions sur lesquels elle sera sans doute à nouveau consultée. Une dernière séance est prévue pour le mardi 20 mai au cours de laquelle seront définitivement arrêtés et adopter les termes du rapport général à soumettre au Chef de l'État.


  • . Un consortium automobile est créé à Paris. – Sur le modèle allemand de l'« Auto-Union ». – On mande de Paris au D. N. B. : En vue d'examiner les possibilités de construction et de vente d'automobiles de qualité après la guerre, un certain nombre de constructeurs français ont fondé une Société Générale Française des Construction d'Automobiles ; les firmes qui adhèrent à cette société sont Hotchkiss, Saurer, Latil, Unic, Delahaye, Laffly et La Licorne. Dans les milieux compétents français on attribue cette initiative au succès obtenu en Allemagne par l'« Auto-Union ».


  • . Après le voyage de l'amiral Darlan. – le développement des relations franco-allemandes. – vu de Berlin. – On publie de source autorisée allemande l'information suivante : Les journalistes accrédités à Berlin continue à suivre avec un grand intérêt les négociations franco-allemandes. À la Wilhelmstrasse, on est déclaré, en réponse à une question, qu'il n'y a pas lieu de parler d'un accord franco-allemand, puisque les négociations ne sont pas encore terminées. Dans les milieux politiques de Berlin on insiste sur les coûts trouvés par ces négociations dans la presse française de la zone occupée et de la zone libre. On n'en conclut que la France a conscience d'appartenir à l'Europe au lieu de faire parti de la sphère d'influence d'un autre continent et l'on pense que le maréchal Pétain a fait connaître cette tendance à l'ambassadeur des États-Unis. – … et de Budapest. – Dans les milieux diplomatiques, dans l'opinion publique dans la presse hongroise, on commente avec un intérêt extrême l'évolution des relations franco-allemandes. Dans les milieux officiels, on a enregistré avec la plus vive satisfaction l'amélioration de l'atmosphère entre Berlin et Vichy. Mais en l'absence d'informations précises, on s'abstient de commentaires. Dans les milieux politiques, on estime que la France est engagée maintenant dans la voie de la collaboration et que, depuis l'armistice, c'est le premier signe sérieuse de rapprochement qu'on enregistre. Les paroles du maréchal Pétain à l'adresse du peuple français sont qualifiés de dignes, graves et significatives.


  • . Les relations franco-américaines. – Une déclaration du président Roosevelt. – Monsieur Roosevelt a déclaré au public américain qu'il pouvait à peine croire que le gouvernement français pouvait « se prêter à un plan d'alliance volontaire » qui, apparemment, « livrerait la France et son empire colonial, y compris les colonies françaises d'Afrique et leur côte atlantique, avec les menaces que cela entraîne pour la paix et la sécurité de l'hémisphère occidentale ». La déclaration du président Roosevelt a été faite après une longue conférence avec Monsieur Hull et Monsieur Welles sur la situation de la France après le discours du maréchal Pétain sur la collaboration franco-allemande. Le président déclare inconcevable que le peuple de France accepte volontairement tout accord pour une soi-disant collaboration qui, en réalité, implique son alliance avec une puissance militaire dont la politique centrale fondamentale prévoit la destruction complète de la liberté et des institutions populaires. (Havas-O.F.I.). Une mise au point du gouvernement français. – Une mise au point du gouvernement français. – Dans les cercles gouvernementaux, on se montre surpris des déclarations que Monsieur Roosevelt aurait faites à Washington et selon lesquelles il interprétera une allocution radiodiffusée du maréchal Pétain comme la mise à disposition de l'Allemagne des colonies françaises. Cette interprétation paraît d'autant plus étonnante qu'elle s'accompagne de déclaration officieuse qui envisage l'occupation de la Guyane française et de la Martinique. Aussi bien l'occupation par une garde armée de 10 navires français dont la Normandie, dans les ports américains, constitue-t-elle un acte dont le caractère ne peut pas s'expliquer par les seules raisons idéologiques dont on cherche là-bas à le couvrir. En mai 1940, lorsque la France a été abandonnée par l'Angleterre, l'Amérique n'a pas cru devoir répondre à son appel. Aujourd'hui, la France, soucieuse de garder sa situation de grande puissance et l'intégrité de son territoire et de son Empire, a bien le droit d'envisager avec son vainqueur les conditions d'une réorganisation, en commun, de l'Europe continentale. Cela ne signifie nullement quelle est l'intention d'attaquer l'Angleterre et, encore moins, les États-Unis. Les menaces de Monsieur Éden contre la Syrie, et les bombardements des aéroports syriens, viennent s'ajouter à ce que la France refuse encore de considérer comme une volonté d'agression anglo-saxonne. D'ailleurs, les déclarations que Monsieur Henry Haye, ambassadeur de France à Washington, a fait à la presse américaine, exprime à ce sujet le point de vue du peuple de France « ennemie de toutes les dissidences et confiants dans la sagesse et le haut patriotisme du Maréchal ». (Havas-O.F.I.). Une déclaration de Monsieur Henry Haye. – Voici le texte d'une déclaration faite à la presse américaine par Monsieur Henry Haye, ambassadeur de France aux États-Unis : « Le peuple français, dans ses souffrances et dans sa détresse, trouva un grand chef derrière lequel il se range uni en dépit de toute tentative de dissidence manifestée à l'étranger. Le peuple de Frans et confiant dans la sagesse et le haut patriotisme du maréchal Pétain ». (Havas-O.F.I.).


  • . La vente du tabac. – Le gouvernement n'a pas voulu imposer la carte du tabac. Cependant, pour éviter de voir les stocks disparaître trop vite, il a été décidé que l'approvisionnement de la huitaine serait partagé en parts, chaque part étabt vendue chaque jour. Le débit tempura mais, s'il le juge utile, affiché dans son magasin l'heure où les heures de vente qu'il aura librement choisie. À Paris notamment, cette méthode a été adoptée depuis quelques jours. Lorsque la part du jour sera vendue, il mettra la pancarte « plus de tabac ». La vente sera limitée à un paquet par personne ; elle est interdite aux moins de 18 ans. Elle reste autorisée aux femmes. Et nous savons que les débitants favoriseront le plus possible les femmes de prisonniers pour que ceux-ci soient les derniers à souffrir de la diminution de l'approvisionnement en tabac (30 % sur les quantités allouées jusqu'alors par débit).


  • . Les dissolutions de conseils municipaux. – Poursuivant inlassablement son dessein de confier la gestion des affaires communales à des personnalités qualifiées, l'amiral Darlan, ministre secrétaire d'État à l'Intérieur, vient de prononcer la dissolution de sept conseils municipaux qui se sont révélés inaptes à assurer une saine gestion des intérêts des communes ou qui n'ont pas apporté une aide efficace à l'œuvre de rénovation nationale. Ce sont les municipalités de : Rieucros (Ariège) ; Salvetart-Léguevin, Marignac, Monclar-Lauraguais (Haute-Garonne) ; Migné (Indre) ; Pézilla-de-la Rivière (Pyrénées-Orientales) ; Couponez (Haute-Savoie) ; Landry (Savoie).


  • . L'amiral Darlan reçoit des Conseillers N ationaux. – L'amiral de la flotte Darlan, ministre secrétaire d'État à l'Intérieur, a reçu cet après-midi au ministère de l'Intérieur, Monsieur Bordères, conseiller national, président de la commission financière algérienne et ancienne président des délégations financières. Il a reçu également Monsieur Ibnou Zekri, conseiller national musulman, professeur à la Medera d'Alger. (Havas-O.F.I.).


  • . L'amiral Darlan confère avec l'ambassadeur du Japon. L'amiral Darlan, ministre secrétaire d'État aux Affaires étrangères, a reçu aujourd'hui, arroseur, Monsieur Kato qui lui a remis copie figurée des lettres l'accréditant en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en France.


  • . Le général Bergeret à Rabat. – Venant de Casablanca, le général Bergeret est arrivé à Rabat hier à 17 heures. Il a été reçu par le général Noguès ; le général Odio, commandant l'Air en Afrique du Nord, venu spécialement d'Alger en avion, ainsi que par diverses personnalités de Rabat. Les honneurs militaires lui ont été rendus par un détachement de l'aviation, avec le drapeau de la 5e escadre aérienne.


  • . Les lavandières. – Depuis Nausicaa, la belle phénicienne qui lavait elle-même ses robes de princesse, donc elle se méfiat de ses femmes mais par simplicité de mœurs, les blanchisseuses de gros et de fin connurent des fortunes diverses. L'histoire, que je sache, ne les mentionne guère, et nous pouvons les retrouver à travers les âges en bondissant, d'un pied léger, sur les traces de leurs vertus. Sautons par-dessus les siècles d'obscurantisme après lesquels triomphe la mode des godrons et des tuyaux, des collerettes et des fraises. C'est une grande époque pour l'empois. Signalons qu'environ cette renaissance, en une période troublée, l'archiduchesse Isabelle, pour honorer sa fidélité conjugale, réduisit les blanchisseuses d'Espagne en chômage pendant 3 années consécutives. Aux beaux jours du Roi-Soleil se rengorgèrent les jabots, se gonflèrent les manchettes, s'évasèrent les canons.… « ces grands canons où comment des entraves, – on met tous les matins ses 2 jambes esclaves » tous agréments que fit retomber, sévères et plats, la férule de Madame de Maintenon. Suivant le guide. Soulevant délicatement, au passage, les falbalas Louis XV, et feront le fichue Marie-Antoinette, candide et gracieux, observant une minute de recueillement encore, 20 ans après, nous voyons la corporation élevée aux plus hautes dignités en la personne de Madame Sans-Gêne, Maréchale de France, Duchesse de Dantzig. Viennent les longues jupes amidonnées, les saintes mousselines, toutes raides qu'apprêtent les blanchisseuses de Murger, de Béranger, celles qui, cent fois peintes, dessinées, gravées, hanrent toutes les cimaises. Vous reconnaissez l'estampe : un minois de Paris, bonnet à ailes enrubanné, jupe à raies, mouchoirs de batiste ; la fillette porte au bras son panier carré, débordant de linges frais. Elle « livre » chez la jolie femme à sa toilette ou chez le jeune homme en négligé du matin. Avec ses « blancs » qui accrochent la lumière, elle réjouit le logis encore mal éclairé, plus vedette que comparse…. Et voici que moutonnent les volants froncés aux chevilles des Petites Filles Modèles, voici les plissées et les ruchés de leurs mères. Le XIXe siècle se termine sur une apothéose de plumetis, de linons, de broderies anglaises. L'heure littéraire sonne encore où Zola mit en croix Gervaise Coupeau, en « tranche de vie » le bateau lavoir. Grandeur et décadence ! Les usages modernes ont invité les hommes à répudier le col dur, l'inflexible plastron, les femmes s'entichent des « parures » en crêpe de Chine ? La faillite du linge blanc nous conduit d'abandon en abandon à la rayonne, à l'indémaillable. Les jeunes sportifs arborent la chemise Lacoste. De plus âgés n'hésitent pas à l'adopter, qui n'ont aucuns accointance avec le stade. Et bientôt, les dames s'oublient jusqu'à renoncer au « first cloth », à leur chemise, par unique souci de conserver une ligne pure, sans ondulation des surprises. Les blanchisseuses sont contraintes par la même puissance arbitraire qui les avait montés sur le faite à redescendre dans l'ordinaire de la profession. Et force nous est de constater qu'aujourd'hui leur rôle se trouve encore amoindri, désavantagé, rendu pour ainsi dire à l'anonymat par la quasi-disparition du savon, la pseudo défection de la lessive, et, qui pis est, par le manque de tissus. Ainsi, presque toutes ont subi le destin capricieux des métiers. Mais non pas toutes, car, en marge du corps constitué qui peine dans les buanderies, échauffées de vapeur, dans les habitations lacustres, dites bateaux-lavoirs, dans les lavoirs communaux, derniers salons où l'on cause, il existe une catégorie de travailleuses qui échappent aux vicissitudes et domine les contingences. À l'écart des villages, aux portes des hameaux, vous pourrez encore voir, en ce pays d'Auvergne, les lavandières à l'œuvre. Les mêmes qui, « dans les temps », lavaient le linge des moines, seigneurs et châtelaines. C'est au détour d'une petite route. Le bruit flac flac du battoir sur la toile mouillée déconcerte le grand silence campagnard. Vous faites quelques pas jusqu'à la mare, le miroir d'eau verdie sur lequel penchent des arbustes à feuilles frivoles. Au printemps, les rameaux encore nus des grands arbres en attente, grillagent le ciel pâle, une brise tactile passe au travers et va se dissimuler derrière les taillis bourgeonnants. L'oiseau prévient : Coucou ! En été, la mare sera plus secrète, défendue par les hautes cimes des peupliers, les touffes opaques des noisetiers. La lavandière, bien avant dans le soir, battra son linge flac flac et le voyageur attardé se souviendra, non sans un peu d'angoisse, des légendes qui ont couru les pays sur les lavandières. Les genoux pliés sur la caissette de bois humide en forme d'« oiseau de métier », la tête serrée dans un fichu de couleur ou ceinte de la coiffe des anciennes, une épaule en avant, l'ouvrière trempe dans un remous d'eau des choses qu'on ne voit pas, un suaire ? des langes ? des herbes ? et puis flac flac. L'eau gicle, mousse, écume alentour. Presque toujours solitaire, mussée dans l'ombre propice, le buste aura de l'eau, la lavandière semble bien ainsi élaborer quelque magie, flac flac. Devant la mare proche de mon village, une petite vieille via chaque jour s'accroupir à la même place. Elle a le nez rouge, le front gris et ridé, ses bons yeux vous regardent, pauvres ! avec modestie. Je la connais bien : c'est la Marie Cholet, La Cholette. Elle lave pour le monde. Je m'assois quelquefois auprès d'elle, sur une pierre qu'elle essuie fort honnêtement. La conversation est difficile : Marie a l'oreille dure ; mais nous avons plaisir à nous voir, sans parler. Elle a pour battre son linge, un mouvement tout particulier, si las, comme accablé. Elle lave pour le monde ! Cette phrase m'obsède. Alors la Cholette lève sur moi ses yeux tendres, jadis bleus, et, tout à coup, son vieux corps ploie, la main gourde tape flac flac dans le silence accru et je finis par croire, dur comme fer, que la petite vieille et, réellement, une malheureuse jeune princesse condamnée par l'Enchanteur elle avait pendant des vies le linge sale de l'humanité. Oui, elle en a de la besogne ! Anne Loray.


  • . Clermont-Ferrand. – Au tribunal militaire. – 3 condamnations à mort par contumace. – Une aile militaire a jugé hier par contumace, 20 sous-officiers et soldats accusés de désertion à l'étranger en temps de guerre pour s'être enrôlé dans l'armée de Gaulle. Les condamnations suivantes ont été prononcées : Le brigadier-chef de Monoury de Croisille, du 1er Spahis marocains ; le maréchal des logis Louis Matherat et le maréchal des logis Raymond Thomas, à la peine de mort. – Les soldats Henri Buchin et Louis Mathé, de l'armée du Levant, aux travaux forcés à perpétuité. – Le maréchal des logis Louis Borelli et le maréchal des logis Albert Benoît, du 1er Spahis marocains ; le cavalier Curreau et le cavalier Albert Geens, les soldats Pierre Billy, Lucien Dubreuil et Lucien Dieumegard, de l'armée du Levant ; le maréchal des logis Laurent Gervat et le maréchal des logis Jean Caudy du 1er Spahis marocains, à 20 ans de travaux forcés. – Le sergent Jean Guédès de l'administration du Soudan, à 20 ans de détention. – Les soldats Marcel Bolch, Aldo Fomanto, Albert Mathioux, Gaston Gilis et Jos, de la légion étrangère du Levant à 10 ans de réclusion . Tous ces accusés ont en outre été condamnés à la dégradation militaire. Condamnations pour propagande communiste. – Le tribunal militaire a prononcé dans son audience d'hier, plusieurs condamnations pour propagande communiste, détention et distribution de tracts subversifs : – Jean Dechambre, ouvrier électricien à Clermont, 3 ans de prison, 500 Fr. d'amende, privation pendant 20 ans de ses droits civils. Défenseur, Me Anglade. – Marcel Bloch, ancien professeur à l'Ecole nationale professionnelle de Thiers, 5 ans de prison, 5000 Fr. d'amende, privation pendant 20 ans de ses droits civils et, après de vives incidents d'audience entre le tribunal, le ministère public et le défenseur, Me Frouche. – Paulette Sellier, étudiant, 2 ans de prison, 100 Fr. d'amende, privation pendant 20 ans de ses droits civils. Défenseur, Me Rochat. – Nicole Joubert, étudiant, 2 ans de prison, 100 Fr. d'amende, privation pendant 20 ans de ses droits civils. Défenseur, Me Rauzier. – Jean Truaud, étudiant, 15 mois de prison, 100 Fr. d'amende, privation pendant 20 ans de ses droits civils. Défenseur, Me Vermynck. – Marcel Lefort, étudiant, un an de prison, 100 Fr. d'amende, privation pendant 20 ans de ses droits civils.


  • . Clermont-Ferrand. – Une dangereuse bande de voleurs sous les verrous. – Il ne se passait pas de jour sans que, de Clermont, ne disparaisse quelque automobile. Les services de la sûreté recevaient de nombreuses plaintes. Ils se mirent à l'ouvrage, sous l'impulsion de leur chef, Monsieur Fritz. Minutieuses et habiles, les recherches sont menées par les inspecteurs Sidon, Montaurier, Dif et Soulle. Elles ont abouti à 4 arrestations. La chose n'a pas son mal. L'un des malfaiteurs tentait d'échapper aux policiers qui surveillaient la rue Jolie, de ces dernières. Au commissaire Fritz et à l'inspecteur Sidon qu'il avait retrouvé après une longue poursuite, il opposa une vive résistance. Il devait, peu après, déclarer qu'il était armé, qu'il ne se séparait jamais dans ses expéditions de son revolver et qu'il n'aurait pas hésité à en faire usage. La bande était composée de 2 hommes et de 2 femmes : Jacques Dorchies, 23 ans, habitant 23, Rue jolie ; Conrad Sandre, 21 ans, demeurant au centre d'accueil de la rue de Châteaudun ; Adèle Juge, 45 ans, et Georgette Dorchies, femme Dorchies, 16 ans, habitant 23, Rue Jolie. Au repère du dangereux quatuor, 23, Rue Jolie, on découvrit un imposant outillage pris dans des automobiles, des bidons d'essence, des poules et des lapins vivants dissimulés dans des placards et même 3 centaines de kilos de plomb appartenant à l'administration des postes et dérobé dans un bâtiment du quartier Gribeauval. Jusqu'ici, les malfaiteurs ont reconnu 6 vols de voiture, 3 de vélomoteur, de décence, 4 de lapins et de poules. L'équipe a été déférée au parquet et écrouée.


  • . Clermont-Ferrand. – Des navets bien payés. – La surveillance des prix ne doit pas se limiter au seul commerce de détail, elle devrait même s'exercer surtout à l'égard des grossistes et des producteurs. C'est à sa racine qu'il faut attaquer le mal. C'est ce que les inspecteurs Bellon et Vigeral ont fort intelligemment compris. Après une surveillance très sérieuse, ils ont constaté que les légumes vendus au marché de gros de la place Fontgiève subissaient des majorations parfaitement scandaleuses. Des n'haver été vendu 12 Fr. le kilo, alors qu'ils sont taxés 2,50 Fr. et 3 Fr. dans leur département d'origine, les Pyrénées orientales. Les petits pois, taxés 5 Fr. et 5,50 Fr., était affaire à 12 et 14 Fr. le kilo. Pareilles hausses sont illicites et intolérables. Le dossier constitué par les policiers a été transmis par Monsieur Fritz, chef de la sûreté, à la commission de surveillance des prix. Celle-ci ne tardera sans doute pas à prendre des sanctions.


  • .Clermont-Ferrand. – Cycliste blessée. – Vers 18 heures, hier, place de l'Abattoir, Madame Dery, qui habite 5, Rue Neyron, fit heurtée et renversée par une automobile pilotée par Monsieur Joseph Parrot, demeurant à Montferrand. Légèrement blessé, Madame Dery put regagner son domicile après avoir été soignée.


  • . Clermont-Ferrand. – Une conférence sur la guerre en Norvège du Nord. – Le 25 mai prochain, Monsieur Vuillard, avocat au barreau de Lyon, président de l'Amicale des chasseurs alpins de Narwik et vice président de la Légion des Combattants du Rhône, fera, salle Saint-Genès, à 20h30, une conférence sur la bataille de Narwik.


  • . Pour faire la fête. – La tentation est grande pour les enfants et les jeunes gens d'aller « faire la fête » au Salins. 2 gamins de Montferrand, qui ne possédait pas d'argent en poche pour s'offrir du plaisir, avaient trouvé un moyen de s'en procurer. Il y a peu de jours, Monsieur Faure, commissaire du 3e arrondissement, arrêtait un jeune garçon, A…, soupçonné d'avoir dérobé une bicyclette. Une enquête fut ouverte que mena rapidement l'inspecteur Dif. On découvrit ainsi un complice voleur : C… G…, âgé de 15 ans. Interrogé par Monsieur Fritz, chef de la sûreté, les 2 garnements avouèrent 5 vols de vélos. Ils vendaient les machines, partageaient l'argent et s'empressaient d'aller le dépenser en cassant des pipes ou en se donnant l'illusion des sports d'hiver. Ils ont été déférés au parquet en compagnie d'un de leurs clients nommés Achard, qui s'était, démunie seulement de ses roues pour 60 Fr. Ce dernier a été laissé en liberté, les autres ont été écroués.


  • . Montaigut-en-Combrailles. – L'attrait d'une montre – dimanche dernier 11 mai, les jeunes frères P…, âgés respectivement de 11 et 14 ans, sujet polonais, demeurant Côte-Ferrandon à Saint-Eloy, s'étaient rendus au village des Mazières, commune de Lacrouzille. Ils demandèrent à Madame veuve Sivade si elle n'aurait pas des pommes de terre et des fromages à vendre. Pendant qu'elle descendait à la cave chercher des légumes, le jeune P…, 11 ans, avisa une montre en argent suspendu un clou dans la cuisine et s'en empara. La constatation du vol de fut faite par la victime qu'une heure après et les soupçons se portait immédiatement sur le jeune Polonais. Plainte fut déposée à la gendarmerie de Montaigut-en-Combrailles qui ouvrit aussitôt une enquête. Ce n'est que le lendemain que P… pressée de questions et se sentant découvert, reconnu être l'auteur du méfait et avoua s'être débarrassé d'objets volés, qui, malgré bien des recherches, n'a pas été retrouvé. En raison de son jeune âge, le précoce voleur a été remis à son père.


  • . Saint-Gervais d'Auvergne. – Conseil municipal . – Le dimanche 11 mai a eu lieu la séance d'installation du conseil dissipa de Saint-Gervais ; 17 membres étaient présents ; le 18e étend prisonnier. Monsieur Hayraud, maire, regretta tout d'abord le départ des 8 conseillers qui ne font plus parti de l'assemblée, puis il félicita et souhaita la bienvenue à Madame Garachon, la première conseillère municipale et aux 5 nouveaux conseillers ; le président de la Légion le remercia et lui donna l'assurance en la collaboration loyale des Légionnaires. Puis, celui-ci proposa l'assemblée d'adresser une motion au maréchal Pétain. – Fête gymnique. – C'est par une belle soirée et en présence d'un public nombreux que la fête gymnique a eu un magnifique succès. Les assistants ont pu voir en premier lieu les adultes del'U.S.G. dans leur mouvement libre, et, pendant les repos, les pupilles amenées par leur dévoué moniteur Louis Garachon, nous ont montré qu'il n'avait rien perdu de leur agilité. Le grand match « Vieux contre Jeunes » s'est déroulé dans une atmosphère de fou rire général. Les vétérans, amené par notre camarade gaillard, ont battu tous les records en faisant 5 idées les jeunes par 3 buts à 2. Messieurs Désissert, Dallaud et Sauret qui avait la charge ingrate des entrées ; Messieurs Châteaux, Basset, Mathé et André ne pouvant sortir de l'embouteillage des barils et clients de la buvette, sans oublier notre dévoué Michel Martin, arbitre de touche qui, ne bougeant pas, à favoriser l'arbitre, lui-même immobile sur le terrain. C'est avec tous nos sincères remerciements pour votre générosité et votre présence si nombreuse apportée par tous à cette soirée, dont la recette sera versée intégralement aux familles de nos chers absents pour leur apporter un peu de bien-être et de réconfort moral en voyant qu'ils ne cessent d'être parmi nous par la pensée. La recette, très fructueuse, atteint la somme de 2800 Fr. et cela pour nos 70 manquants de la commune. Au nom des jeunes et des vieux, merci à tous pour eux.


  • . Thiers. – Conseil municipal. – Le conseil municipal de Thiers s'est réuni au lieu habituel de ces séances, le samedi 10 mai à 16 heures, sous la présidence de Monsieur le colonel Brasset, maire. Étaient présents : Messieurs Brasset, maire, Sigaud, Barmerias, Belin, Malaleuge, Guy, Lavest, Nugeyre, Deplat, Arthur Sauzedde, Charasse, Chausson, Mademoiselle Collay, Messieurs Garmy, Terrat, Thérias, Artaud, Gathonnet, Bourrillon. Monsieur le maire ouvre la séance et demande au conseil de nommer son secrétaire. Monsieur Guy est chargé de remplir les fonctions. Il donne lecture du procès-verbal de la dernière séance qui est approuvée à l'unanimité. Monsieur le maire donne lecture de l'arrêté de Monsieur l'amiral de la flotte, ministre secrétaire d'État à l'Intérieur portant nomination des 4 adjoints de la ville de Thiers. Sont nommés : Messieurs Anthoine Sigaud, chef de district en retraite ; Joseph Malaleuge, mercier en gros ; Charles Barmerias, propriétaire ; Gabriel Belin, quincaillier. Nouvel hôtel des Postes. – Financement de la participation communale. Monsieur le maire donne lecture d'une lettre de Monsieur le Directeur Régional des PTT concernant le financement de la commune dans la construction du nouvel hôtel des postes. Cette participation s'élèvera à 578 324 Fr. montant duquel il y a lieu de déduire une participation de la Chambre de Commerce de 150 000 Fr., payable en 15 années à raison de 10 000 Fr. par an. Le conseil municipal décide de répartir le versement sur 3 années et vote à l'unanimité le principe d'un emprunt communal amortissable en 30 ans à réaliser dans la forme habituelle et au mieux des intérêts de la ville. Projet d'installation d'un débit de tabac à La Vidalie. – Monsieur le maire expose qu'il est saisi d'une pétition en cours de signature concernant la création d'un débit de tabac aux faubourgs de la Vidalie. Il donne lecture du rapport de justificatifs établis à ce sujet. La création de ce débit présentant un intérêt manifeste, le maire demande à ses fins au conseil d'en approuver le principe pour lui permettre de faire auprès de l'administration toutes demandes à cet effet. Le conseil municipal après en avoir délibéré, approuve à l'unanimité l'exposé de Monsieur le maire et devant les avantages qui seraient accordés à cette partie de la population de Thiers, demande avec insistance qu'une solution favorable soit donnée à cette demande. Abattoir communal. – Monsieur le maire fait connaître que la plupart des entrepreneurs, adjudicataire des travaux de reconstruction de l'abattoir ont présenté des demandes de majoration de prix sur ceux de l'adjudication. Devant le bien-fondé de ces réclamations consécutives aux nouvelles conditions économiques résultant des hostilités, après avoir étudié le rapport de Monsieur Vidal, architecte, directeur des travaux et entendu les entrepreneurs dans une réunion qui eut lieu le 12 mars dernier, la commission municipale a décidé d'accepter les augmentations. Réparation de compteur d'eau pendant le premier trimestre 1941. – De nombreux compteurs d'eau ont été détériorés par la gelée au cours de cet hiver, chez divers abonnés, qui, par négligence, n'avait pas pris les précautions nécessaires de préservation. La dépense occasionnée s'élève à la somme de 13 068,50 Fr., Monsieur le maire demande au conseil l'autorisation de passer un marché de gré à gré avec le mécanicien chargé des réparations suisses indiquées. Il ajoute que cette dépense est purement comptable et n'affecte en rien les finances de la ville, ces réparations étant payées par les propriétaires eux-mêmes. Le conseil municipal autorise à l'unanimité Monsieur le maire à signer le traité de gré à gré précité. Projet de construction d'un centre scolaire et d'aménagement de terrains de jeux au champ de foire, au parc des sports et à La Vidalie. – Monsieur le maire donne lecture d'une lettre de Monsieur le préfet en date du 29 janvier 1941 et d'une circulaire du 20 janvier 1941 de Monsieur le secrétaire d'État à l’Éducation nationale, relative aux travaux d'équipement sportif à entreprendre par les municipalités dans des centres usiniers que des communes rurales. Après étude de la question, en accord avec les déléguées départementales et régionales à l’Éducation générale et au sports, il a été décidé de réaliser l'organisation suivante qui répond aux conditions imposées par la circulaire du 20 janvier susvisée : Organisation du foie rail, 484 500 Fr. Stade, 210 000 Fr. École de la Vidalie, 12 075 Fr. Total 706 575 Fr. Part de l'État (80 % maximum), 565 260 Fr. ; part de la commune (20 % minimum), 141 315 Fr. La part de dépenses de la commune sera financée par vote d'emprunt. Le conseil municipal vote le principe de l'organisation demandée, ainsi que l'emprunt qui sera accepté dès que la part de la commune sera définitivement fixée. Passage de troupes. – Le maire prévient les habitants de la ville que le 5e régiment d'infanterie à l'effectif de 33 officiers, 216 sous-officiers et 814 hommes de troupe arrivera à Thiers le samedi 24 mai et qu'ils auront à loger pendant un jour, conformément aux prescriptions de la loi du 3 juillet 1877. Un concert sera donné par l'excellente musique de ce régiment, à 17 heures, place Duchasseint. Les Thiernois y sont cordialement invités par le colonel commandant le 5e R. I.


  • . Vichy. – Les adjoints de Vichy sont nommés. – Sont nommés adjoints au maire de la ville de Vichy : Messieurs Jean Raymond, docteur en médecine ; Gaston Chardonnet, notaire, prisonniers de guerre ; Léon Saladin, distillateur, vice-président de la Légion des Combattants ; Eugène Moinard, négociant. – Conseil municipal. – Le nouveau conseil municipal s'est réuni vendredi, à 17 heures, en session extraordinaire. Monsieur Léger, maire, présidait ; Monsieur Bléaud était désigné comme secrétaire. Monsieur Léger donne lecture d'un arrêté signé de l'amiral Darlan nommant les adjoints. On procède ensuite à la désignation des commissions comme ci-dessous : première commission : Finances. – Tous les membres de l'assemblée municipale font parti de cette commission. Sous-commission des dépenses engagées : Messieurs Rosier, Dulong, Roux, Mathieu. 2e commission : Travaux, voirie, personnel, usines, dépôt : Président :

Monsieur Moinard ; Membres : Messieurs Château, Rosier, Teisseire, Roux, Béraud, Rodier. 3e commission : Larché et ravitaillement, rationnement, surveillance des prix, occupation des voies et places publiques : Président : Monsieur Saladin ; Membres : Messieurs Mathieu, Docteur Nigay, Rosier, Teisseire, Dulong, Bourdin, Ferrier, Rodier. Sous-commission du Restaurant populaire : Monsieur Mathieu. Sous-commission de la circulation, gare routière, transports publics : Docteur Nigay. Sous-commission du marché : Messieurs Mathieu, Dulong, Bourdin, Ferrier. 4e commission : thermalisme, subventions, publicité, fêtes, sports, Stade municipal, taxe de séjour : Président : Docteur Reymond ; Membres : Docteurs Dufour, Mazurie, Nigay, Messieurs Dulong, Mathieu, Bourdin, Ferrier. 5e commission : Ecoles, œuvres post-scolaires, cours professionnels, œuvres sociales, bibliothèque, Beaux-Arts : Président : Monsieur Chardonnet , remplacé par le docteur Dufour ; Madame Béret : Messieurs Roux, Béraud, Rosier, Docteurs Nigay, Mazurie, Messieurs Chateau, Dulong. Délégués du conseil. – Hospices : Messieurs Mathieu,Teisseire. Bureau de Bienfaisance : Madame Béret, Monsieur Rosier. Chambre d'industrie thermale : Docteur Reymond, Monsieur Mathieu.


  • Mise au point. – Monsieur JACOB, restaurateur, « Le Petit Casino », 19, Rue Maréchal Foch, à Vichy, déclare, pour mettre fin à toute équivoque qu'il n'est pas Israélite, mais de père français et de mère belge, l'un et l'autre et lui-même chrétiens.


  • . Montluçon. – Tribunal correctionnel. – Histoire nordique. – A Chamblet vie, en voisinage comme en mauvaise intelligence, de ménagères polonaises, Mesdames Agripina Daladja et Sofia Ktaczmareck. Ces dames auraient échangé quelques injures, se seraient crêpé le chignon. On tente l'interrogatoire des prévenues, mais la présence d'un interprète est jugée indispensable. Un Polonaise sauf à remplir ce rôle, et l'affaire devient encore plus incompréhensible. Il semble toutefois que les responsabilités sont partagées. Les certificats médicaux fournis indiquent que les doses de coups reçus sont de même ordre. Les défenseurs plaident avec d'autant plus de conviction que leurs clientes ne comprennent pas notre langue. 16 Fr. d'amende à chaque belligérante. – Méfaits du froid. – L'interprète polonais qui tenta de débrouiller la précédente affaire comparée ensuite aux côtés de 2 mineurs des Ferrières, Jean Simon et Louis Besson. L'interprète Czeslow Oleznik a perdu, entre les 2 affaires, une partie de sa connaissance du Français…. C'est au cours de l'hiver que ses employés de la houillère de Chamblet, on – c'est au comble – abattu quelques arbres pour pouvoir à leur chauffage. La loi proportionne les peines au nombre d'arbres abattus. Les prévenus prétendent alors n'avoir abattu qu'un petit chêne. Ce sont des délinquants primaires : 15 jours avec sursis. ( À suivre).


  • . Moulins. – Tribunal correctionnel. – Jugement maintenu. – Fernand Crouzet, 19 ans, sans domicile fixe, fait opposition à un jugement le condamnant à 3 mois de prison pour vol de 900 Fr. à un camarade de chambre. Il ne se présente pas à l'audience. Jugement confirmé. Rendez service. – Madame Joudillier, 36, Rue d'Allier, avait cédé des pommes de terre sans ticket. 16 Fr. d'amende avec sursis. Elle volait des fleurs au cimetière. – La veuve Petillat, 72 ans, demeurant à Yzeure, a dérobé des fleurs sur les tombes du cimetière. Le gardien n'ayant surprise, elle insulta. De plus, elle se montra insolente envers ses gardiennes. 50 Fr. d'amende par défaut.


  • . Moulins. – Disparition. – Le jeune Pierre Abbat, 11 ans et demi, domicilié chez ses parents, 19, Rue du Champ-Grenier, n'est pas rentré chez lui. Signalement : taille 1,30 m, cheveux et sourcils bruns, plutôt mince, béret ou casquette, manteau bleu, tablier noir, galoches montantes. Porte-monnaie volé. – Madame H. Sénégas, 4, Rue Durand, avait son porte-monnaie dans sa poche de blouse, alors qu'elle se trouvait au marché. Quand elle voulut effectuer un paiement, elle s'aperçut qu'il lui avait été volé. Il contenait, outre une somme d'argent, une clé de cadenas et deux médailles.


  • . Varennes-sur-Allier. – Le marché noir de la viande. – Au cours d'une tournée nocturne, les gendarmes de Varennes-sur-Allier arrêtèrent une camionnette que pilotait Monsieur Neury, habitant à Rongères. L'examen du véhicule amena la découverte de 3 moutons tués et dépouillés pour lesquels le conducteur ne possédait aucune autorisation de transport. Interrogé sur la provenance de cette viande, Neury ne put nier qu'il se livrait au marché noir. Il déclara qu'il venait de prendre ses moutons dans une ferme exploitée par Monsieur Theuil, lequel avait acheté les bêtes vivantes dans une ferme de Boucé. Ce dernier et son complice les avait dégorgées et dépouillées et Neury les transportait à son domicile où il comptait les écouler moyennant un bon prix. Les boutons ont été saisis et amenés aux abattoirs de Varennes ou la commission de ravitaillement les a pris en compte et attribués aux boucheries de Varennes.


  • . Varennes-sur-Allier. – L'installation du nouveau conseil municipal. Convoqué en réunion de constitution, le nouveau conseil municipal s'est réuni dans la salle habituelle des séances, mardi 13 mai à 20 heures. Tous les membres étaient présents, à l'exception de Monsieur Bègue, excusé. Monsieur Mathieu, ancien maire, ouvrit la séance en donnant lecture de l'arrêté préfectoral portant nomination de Monsieur Louis Collet, maire de Varennes-sur-Allier, il lui transmet ses pouvoirs et lui cède sa place au fauteuil présidentiel. Monsieur Collet donna leur lecture de l'arrêté préfectoral portant nomination du nouveau conseil municipal composé de la faction suivante : Laire, Monsieur Louis Collet ; premier adjoint, Monsieur Turlin, délégué cantonal pour le Secours National ; 2e adjoint, Monsieur Dufour, président de la section locale de la Légion Française des Combattants, Madame Petit, Messieurs Ausser, Bègue, Burlot, Cuisset, Debiesse, Favalelli, Docteur Fontgarland, Lamoureux, Listrat, Mathieu, Monnet, Morturier, Peronnet. Il installe Messieurs Turlin et Dufour dans leurs fonctions respectives de premier et 2e adjoints. Il remercie ses collaborateurs d'avoir bien voulu accepter de participer à la gestion des affaires communales, mais il remercie tout particulièrement Monsieur Mathieu, ancien maire, dont la présence au conseil sera précieuse. S'adressant ensuite à Madame Petit : « C'est un grand honneur, Madame, dit-il, doublé d'un grand bonheur que de vous avoir parmi nous. Vous êtes connus de tous pour être une femme de cœur, excellente mère, épouse et vos conseils auront pour nous la valeur de ceux d'une « brave femme » pour la conduite de son foyer. Soyez, Madame, la bienvenue ». S'adressant à tous ses collaborateurs, Monsieur Collet exprime sa joie d'avoir à ses côtés des gens de cœur et de valeur. « Avec vous, dit-il, je suis sûr de mener à bien la tâche qui m'attend. Pour cela je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi ». Monsieur Jean Mouton est désigné, à l'unanimité, secrétaire de séance. On procède ensuite à la nomination des différentes commissions. Monsieur le maire préside de droit chaque commission. Ont en outre été désignés : Commission des Finances : Messieurs Debiesse, Docteur Favalelli, Mathieu, Dufour, Burlot et Listrat ; Commission de la Voirie: Cuisset, Turlin, Ausser, Fontgarland, Bègue ; Commission des Travaux : Mouton, Lamoureux, Burlot, Fontgarland ; Commission de l'Instruction publique : Debiesse, Docteur Favalelli, Dufour, Monnet, Madame Petit ; Commission des fêtes : Mouton, Docteur Favalelli, Dufour, Lamoureux, Listrat ; Commission de l'Assistance et délégués au Bureau de Bienfaisance : Turlin, Docteur Favalelli, Monnet, Listrat, Bègue, Madame Petit. Délégué à la commission d'administration de Gayette : Monsieur Debiesse ; Délégués au Syndicat d'Electrification : Fontgarland, Mathieu ; Délégués au fonctionnement des bains-douches et des eaux : Burlot et Listrat ; Délégués à la société musicale : Cuisset, Debiesse, Mouton, Burlot ; Déléguéq aux réfugiés : Turlin et Lamoureux ; Délégués aux réquisitions et logements de troupe : Mathieu, Morturier, Peronnet et Ausser ; Délégués au ravitaillement et aux bons d'achat : Lamoureux, Dufour, Monnet, Bègue. Commission agricole : Messieurs Ausser, Cuisset, Morturier, Péronnet. Assurance contre les tirs de l'auto-pompe. – Étant donné l'urgence, le conseil approuve de porter le risque couvert de 300 à une somme illimitée, ce qui entraîne une surprime de 100 Fr.


  • . Montluçon. – La mine meurtrière – à la suite d'un éboulement survenu ces jours derniers au puits des Plamores de la Compagnie nouvelle de la Condemine, près Bruxières-les-Mines, Monsieur Victor Marcadeix, piqueur, fut blessé à la tête par un gros bloc de rocher. Les blessures de l'infortuné mineur empirèrent faire bientôt et, dans la journée d'hier, dans la journée d'hier, Monsieur Marcadeix est décédé à son domicile, en dépit des soins qui lui ont été prodigués.


  • . Puy-de-Dôme. – Les Assises du Puy-de-Dôme. – La cession des assises du 3e trimestre 1941 s'ouvrira à Riom le lundi 7 juillet 1941, sous la présidence de Monsieur le conseiller Heuillard.


  • . Brioude. – Communiqué' de la mairie . – La création continuelle de nouvelles formalités et réglementations administratives rentent indispensable une réorganisation des services, que le maire de Brioude porte à la connaissance du public, en le priant de bien vouloir s'y conformer dès lundi 19 courant. Pour n'importe quelle question, il convie d'abord de s'adresser au premier bureau ; celui-ci donnera satisfaction ou aiguilleur à sur le service intéressé, et non au bureau de Monsieur le maire qui ne recevra que pour des motifs valables et seulement de 11 heures à midi. La plus grande politesse a été recommandée à tous les employés. Le public est invité à en user de la même façon à leur égard. Les bureaux seront ouverts au public de 9 heures à midi et de 14 à 16 heures. Le jour de distribution mensuelle de carte seule sera ouvert le service de l'État civil. D'une bonne organisation chacun trouvera son compte : le public y sera mieux et plus rapidement servi, les employés qui avanceront davantage une besogne chargée et le service central qui a besoin de conserver la tête froide pour préparer et mettre à exécution tout un plan d'amélioration sociale et urbaine. Abus de confiance. – Monsieur Pietro Carpenne, manœuvre à la Taupe, commune de Vergongheon, s'est rendu coupable d'un abus de confiance. Ayant pris pour 15 ans de viande chez Monsieur, boucher à Sainte-Florine, Monsieur Carpenne avait déclaré qu'il s'agissait d'une commission que lui avait confiée Monsieur Kuric mineur à Bergoïde, prétendait que ce dernier passerait pour payer. Il n'en était rien.


  • . Lempdes. – La fête de Jeanne d'Arc. – En l'honneur de la fête de Jeanne d'Arc se sont déroulées, à Lempdes, dimanche matin 11 mai. À 11 heures, la foule se masse sur la place de la mairie désignée comme lieu de rassemblement, où doit avoir lieu le salut aux couleurs. Écoliers et écolières de toutes les écoles de Lempdes sont groupés et, sous la conduite de leurs maîtres et maîtresses, occupent les places qui leur sont assignées. Les personnalités sont présentes ; le conseil municipal, la Légion de Lempdes ; divers représentants de groupements ou sociétés locales ; la gendarmerie de Lempdes représentée par les gendarmes Chastel et Veysseyre ; les clairons et tambours de l'Echo d'Allagnon, sous la direction de leur chef, etc.…. Enfin, c'est la formation en carré, d'un chœur de chant qui entoure la statue de Jeanne d'Arc. La sonnerie du « Garde-à-vous » retentit et les couleurs sont envoyées, hissées lentement, tandis que exécuter la sonnerie « Au drapeau ». Notre nouveau maire, Monsieur Lucien Combe qui est aussi président de la Légion, prend la parole. Il explique la signification de cette manifestation, et parle de Jeanne d'Arc.


  • . Pour vous Madame. – Le « bouilli. – Brillat-Savarin a voulu excommunier le pot-au-feu : « C'est de la chair, moins son jus », a-t-il dit. Il y a cependant une part de vérité dans l'observation de notre magistère, et c'est que le meilleur bouillon possible provenant d'un bouilli qui a tout perdu de ses sucs, la viande a perdu beaucoup de sa saveur ; mais si l'on fait attention qu'un bouillon de qualité parfaitement suffisante peut être obtenu que la viande qui le fournit soit réduite à l'état de fibres dans lesquelles il n'y a plus guère de succulence, il sera permis de réhabiliter la soupe et le bœuf. N'attachez-vous d'importance qu'au bouillon ? Alors fait choix d'un morceau de bœuf maigre ; le gîte à la noix sera particulièrement indiqué. Vous commencerez la cuisson à l'eau froide, que vous ne porterez que très lentement à l'ébullition ; celle-ci obtenue, vous la maintiendrez une heure environ, vous ajouterez la garniture de légumes, vous modérerez le feu afin que le liquide ne fasse plus que boutonner, et vous laisserez se parfaire la cuisson durant 5 heures environ. De la sorte, la viande aura perdu tous ses sucs au bénéfice du bouillon. Voulez-vous maintenant un bon bouillon et un bon bouilli à la fois, ce qui est le cas général ? Donnez alors votre préférence un morceau de bœuf entre-lardé, du plat de la côte plate, de la bande d'aloyau, de la boucle, etc. et commencez en la cuisson à l'eau chaude, que vous porterez rapidement à l'ébullition. Celle-ci obtenue, le feu sera modéré tout de suite afin que l'eau ne fasse plus que boutonner ; la cuisson ne devra plus se poursuivre que durant 4 heures. Enfin, s'agit-il pour vous de la seule succulence de la viande ? Il n'est alors que de choisir une tranche savoureuse de culotte de bœuf, épaisse, grasse sans excès, et de la plonger dans l'eau bouillante que vous ramenez le plus vite possible à l'ébullition. Celle-ci obtenue, l'eau ne devra plus que boutonner durant 3 heures. Alors, la viande a perdu le minimum de ses sucs ; le bouillon est médiocre, le bouilli et exquis. Brillat-Savarin se flattait d'avoir eu raison du bouilli que, disait-il, on commençait à remplacer (de son temps) par un filet rôti, un turbo ou une matelote. Singuliers remplacements ! et si étranges que le bouilli est heureusement resté de ces morts qu'il faudra qu'on tue…. Les beignets aux pommes sans œufs. – Mettez dans un récipient 1/2 livre de farine, fait un trou au milieu, délayez avec un peu d'eau et un peu de lait si possible. Salez très légèrement et sucrez à votre goût. La pâte obtenue doit être assez consistante. Mêlez à la pâte le parfum que vous préférez : vanille ou rhum, ainsi que des rondelles de pommes. Préparer une poêle à friture. Plonger dans l'huile ou la graisse bouillante les cuirs et de pâtes contenant chacune une rondelle de pommes. Quand le beignet est bien doré, égouttez-le et servez avec du sucre en poudre. Pour remplacer le sucre. – 2 succédanés excellents s'offrent à nous : le sucre de raisin (ou jus de raisin concentré) et l'extrait de malt. Laissons de côté la saccharine qui communique aux boissons ou aux pâtisseries une saveur sucrée, mais qui n'a aucune valeur nutritive. Le sucre de raisin et un sucre naturel, vivant, nutritif et sain, de saveur très agréable. Il peut servir notamment à la confection de confiture aussi savoureuse sinon plus, et de conservation aussi facile que les confitures préparées avec le sucre ordinaire. Enfin, l'extrait de malt, qui est un concentré de moût d'orge jusqu'à obtention de maltose. Ce produit est excellent à l'aspect est un peu la saveur du miel. Dans les boissons comme dans les pâtisseries, il peut remplacer sans inconvénient sucre ou bien naturel. Un « tuyau » pour économiser le sucre…. Pour vos tisanes, employez de la réglisse.


  • . Riom. – Cour d'Appel. – La Cour rend ses arrêts dans les affaires ci-après plaidées au cours d'audiences antérieures. Offense au chef de l'État. – Le 1er janvier 1941, dans la rue de Paris à Vichy, alors que des personnes manifestaient en faveur du maréchal Pétain, le jeune Alexandre Akoun, de Cusset, cria « Vive de Gaulle ». La Cour confirme la peine que le tribunal de Cusset lui avait infligé le 14 février, soit : 2 mois de prison et de 100 Fr. d'amende, le père civilement responsable. Défenseur : Me Magné. Hausse illicite. – François Lasnier, cultivateur à Effiat, a vendu au Centre de Convalescents de Montferrand, 600 kg de pommes de terre au prix de 210 Fr. les 100 kg, alors que le prix limite était de 180 Fr..Le tribunal de Riom lui avait infligé 8 jours de prison avec sursis plus 50 Fr. d'amende. La cour confirme la prison, mais élève l'amende à 200 Fr.. Accident de la circulation. – Le 28 mai 1940, René Vernière, compagnon de France, descendait à bicyclette boulevard Gambetta à Chamalières. Il heurta le jeune Borel qui, après avoir traversé la chaussée en courant, se trouvait près de la portière de l'auto de ses parents. Celui-ci fut blessé. La cour confirme la bande de 50 Fr. avec sursis infliger à Vernière pour blessures involontaires. Les suites d'une partie de plaisir . – La soirée du 10 novembre 1940, Monsieur Paradis, ingénieur à Cherbourg, laisser son automobile devant l'hôtel des Voyageurs à Riom, après avoir pris soin d'enlever la clé de contact. Vers 23 heures, il s'aperçut que sa voiture avait disparu. En effet, 3 groupes de jeunes galopins étaient passés par là et comme parmi eux se trouvait un mécanicien, ils eurent tôt fait de mettre la voiture en marche malgré l'absence de la clé de contact. Les 3 couples entassés dans l'auto et en route pour une balade nocturne. C'est ainsi qu'après les avoir vu à Châtel-Guyon, ils sur Vichy, puis à Saint-Germain-des-Fossés où, faute d'essence, ils abandonnèrent la voiture. Ils rentrèrent à Riom par le train, mais bien entendu sans se munir de billets. La Cour adoptant les motifs des premiers juges, prenant ses pênes suivants : Roger Chaveroche, 19 ans, et Raoul Bernardin, 25 ans, mécaniciens à Gannat, chacun 4 mois de prison plus 50 Fr. d'amende ; René Verdier, 19 ans, 6 mois de prison plus 50 Fr. d'amende (tous 300 sans imputation de la prison préventive) ; Ginette Mariller, 18 ans, 4 mois de prison avec sursis plus 50 Fr. d'amende. Quant aux jeunes D.A., 17 ans et R.C., 15 ans, la Cour les relaxe comme ayant agi sans discernement et les confie à l'œuvre du Bon Pasteur au Puy-en-Velay. Défenseurs : Me Machelon, Andrieu, Sohm et Suzanne Delestrade. Affaires d'avortement et de complicité. – La C, le 14 février, la Cour confirme la peine de 8 mois de prison infligée par le tribunal de Cusset à la femme Anaïs Buffet, née Raspail, femme de chambre à Vichy, pour complicité d'avortement. – Dans une autre affaire du même ordre, la Cour adoptant également les motifs des juges de première instance de Riom, prononce les peines suivantes : Jean Vidal, 60 ans, et Madeleine Espirat, femme Brosson, 53 ans, chacun 3 ans de prison et 1000 Fr. d'amende ; Marie Montchamp, 32 ans, un an de prison avec sursis plus 50 Fr. d'amende. Les offenses au chef de l'État. – Pour ce motif, Jean Poucet, cultivateur à Tirauges (Haute-Loire), fut condamné par le tribunal d'Yssingeaux le 27 mars un an de prison avec sursis et 100 Fr. d'amende. La Cour confirme pour la prison et élève l'amende à 500 Fr. – Paul Pierre, sabotier Château-sur-Allier (Allier), fut condamné le 24 mars par le tribunal de Moulins à 2 ans de prison avec sursis plus 100 Fr. d'amende. La cour confirme pour la prison mais élève l'amende à 200 Fr. – Ulysse-Nicolas Nény, représentant de commerce à Commentry, fut lui aussi condamné par le tribunal de Montluçon à 6 mois de prison avec sursis plus de 100 Fr. d'amende. La cour confirme ce jugement. Outrages. – Le 10 janvier 1941, alors qu'il était un peu ému, Jean-Marie Brandely, maçon à Aubiat, ne plus passer à côté de l'officier sans lui adresser des paroles assez vertes. Il fut condamné à 8 jours de prison pour outrage et à une amende de 5 Fr. pour ivresse. Par défaut, la cour élève la peine de prison à 15 jours et confirme l'amende de 5 Fr..


  • . Monsieur Jérôme Carcopino à Châtel-Guyon. – Temps présent et secrétaire d'État à l'éducation nationale et à la jeunesse qui a été célébrée Châtel-Guyon la cérémonie des couleurs. Monsieur Carcopino, accompagné du commissaire général de la Porte du Theil, s'est fait présenter le groupement numéro 42, la musique des chantiers et les enfants des écoles.


  • . Refus de dettes. – Monsieur Antoine Surre, employé à la SNCF, prévient le public il ne paiera pas les dettes que pourrait contracter sa femme, née Marguerite Chaussard.





(Havas-O.F.I.).

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